Compost ou engrais chimiques et bactéries dangereuses ?

Le meilleur remède contre les pathogènes dans les terres cultivables est un compost mi- végétal, mi- animal. Les engrais, au contraire, peuvent entraîner la multiplication de bactéries pathogènes.


Alors que de nombreux rapports scientifiques intergouvernementaux alarment sur l’état de nos sols, la conclusion d’une nouvelle étude est claire : pour préserver une composition bactérienne saine dans les sols, il faut supprimer les engrais et privilégier le compost.


En agriculture, les solutions à nos problèmes sont dans les sols, nous apprend une étude de l’Université de Californie, publiée dans la revue Journal of Applied Microbiology.


D’après ces travaux, acheter des engrais est inutile, voire risqué. Inutile parce que le compost constitue un engrais naturel et limite la multiplication de bactéries pathogènes. Risqué parce que les engrais, justement, stimulent la croissance de tout, y compris des bactéries pathogènes.


Le compost et les cultures de couverture augmentent la diversité et l’activité microbiennes. Les bonnes bactéries qui en résultent « rivaliseront » avec les mauvaises pour leur alimentation. Certaines bonnes bactéries consommeront même les mauvaises.


En ajoutant des éléments nutritifs au sol, le compost limite la croissance et la survie des agents pathogènes qui peuvent causer des maladies d’origine alimentaire à long terme souligne l’étude. Pour cette raison, un sol enrichi en compost et semé d’une culture de couverture parviendra à se débarrasser rapidement de bactéries pathogènes comme la salmonelle et la listeria. Un sol enrichi de compost à une température de 20˚C pendant dix jours divise par 4 ou 5 sa teneur en salmonelle et listeria, comparé à un sol non enrichi.


Dans leur étude, les chercheurs montrent aussi les bienfaits d’un compost mi- végétal, mi- animal. De nombreux agriculteurs appréhendent de composter les restes d’animaux, par crainte que cela n’entraîne la multiplication de salmonelle et de listeria. C’est en effet ce qui se passe lorsque le compost est situé à proximité de sols enrichis d’engrais.

Si, en revanche, les engrais ne sont pas utilisés mais que le compost animal est associé à un compost végétal, ces bactéries pathogènes n’ont pas de chance de se multiplier et meurent rapidement.





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